Mexique : Quand tout un pays célèbre une indépendance menacée
Rues pleines à craquer, mariachis et drapeaux mexicains à perte de vue, les 15 et 16 septembre le Mexique devient une immense fête à ciel ouvert. Indépendant depuis 1821 et la fin de la guerre d’indépendance mexicaine, l’impérialisme du voisin Donald Trump laisse cependant planer une menace constante sur le pays des Aztèques.
Alors que cette fête devrait simplement être un moment de joie, où famille et amis célèbrent la gloire passée de leurs ancêtres face à la domination espagnole, le nez du géant Trump s’immisce au milieu des célébrations. Après s’être attaqué au Venezuela, notamment en capturant l’ancien président Nicolas Maduro, l’obsession de Trump pour les trafiquants de drogue sud-américains porte atteinte aux principes de souveraineté nationale.
Un pays indépendant et souverain depuis plus de deux siècles
Entre les moments de danses, de parades et de célébrations, le pays tout entier s’arrête lorsque la présidente Claudia Sheinbaum prend la parole. Face à une immense foule, elle lance le « grito ». Ce cri du cœur, repris par toute la foule en furie, est un moment de commémoration à Miguel Hidalgo. Le 16 septembre 1810, il s’est présenté devant un pays sous domination espagnole afin de lancer le Cri de Dolores, appelant le peuple à prendre les armes. Après plus de onze ans de guerre, le général Agustín de Iturbide et l’insurgé Vicente Guerrero s’allient. L’Ejército Trigarante (en français l’armée des Trois Garanties) rentre triomphante à Mexico le 27 septembre 1821, concluant le conflit. À compter de ce jour, le Mexique fut libéré de la tutelle espagnole, proclamant son indépendance. Pour Cesar, Mexicain présent lors des célébrations, il est important de faire perdurer cette fête : « Ça nous rappelle que les peuples peuvent être libres, autonomes, sans dépendre de personnes extérieures. Il est important de se rappeler d’où on vient, et que nous sommes indépendants et libres. » Des paroles qui font écho à la volonté des Mexicains de rester libres, face à un Donald Trump toujours plus virulent.

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L’impérialisme de Trump, une menace réelle pour le Mexique
Après un premier mandat où il n’était pas exempt de toute critique, la suite de la saga Trump a encore un peu plus prouvé ses désirs impérialistes. Après la capture de l’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro début 2026, plus un jour ou presque ne passe sans qu’il n’évoque ses voisins mexicains. Obsédé par le narco trafic sud-américain, il n’a cessé d’ingérer dans les affaires internes du Mexique. Il y a quelques mois, il déclarait notamment que « les cartels contrôlent le pays », et que les États-Unis devaient intervenir. Classant notamment six cartels comme organisations terroristes, il ingère en toute impunité dans les affaires d’un pays sur lequel il n’a aucun droit. Fort de son opération réussie au Venezuela, Trump a le vent en poupe et plus aucune règle du droit international ne semble lui faire peur. Face à lui, Claudia Sheinbaum, présidente du Mexique, reste ferme. En janvier 2025, il avait par exemple proposer de renommer le Golfe du Mexique « Golfe d’Amérique ». Avec une pointe de sarcasme et sa fermeté habituelle, la première femme présidente du Mexique avait proposé de renommer l’Amérique du Nord « Amerique Mexicaine ». Face à la prédation Trumpiste, elle a articulé une position : « coopération, oui ; subordination et intervention, non ».
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